mer rougeAu chevet des récifs de la Mer Rouge
Sept pays riverains de la Mer Rouge, majoritairement musulmans, dont la plupart n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël, s’allient avec ce pays pour créer le Centre de recherche transnational (CRT) visant à la sauvegarde des coraux de leurs eaux.

Ces 8 pays sont Israël le Soudan, l’Érythrée, Djibouti, l’Arabie saoudite, le Yémen, l’Égypte, et la Jordanie. Israël n’entretient des relations qu’avec ces deux derniers pays.

L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) supervisera et coordonnera ces travaux qui auront pour but d’étudier les récifs de la Mer Rouge et les raisons qui leur ont permis de résister au blanchissement qui touche la presque totalité des récifs mondiaux.

Lors des derniers épisodes de blanchissement, les coraux de la Mer Rouge ont résisté et certaines expériences ont démontré qu’ils pouvaient survivre sans dommage à des conditions équivalentes à celles envisagées par le réchauffement climatique. Pourtant, ces mêmes espèces n’ont pas résisté ailleurs.

Les chercheurs israéliens ont tenté d’identifier les gènes qui induisent cette résistance mais, malheureusement, les données recueillies localement sont insuffisantes.

Le CRT permettra aux chercheurs suisses de travailler avec les chercheurs de chacun des pays et les données recueillies seront transmises et traitées par l’EPFL.

Selon le professeur Maoz Fine, chercheur israélien : « Si certains pays ne veulent pas travailler ensemble, ils peuvent très bien opérer dans leur pays uniquement … Pour l’instant, chaque pays agit comme s’il était seul, personne ne demande à l’autre ce dont il a besoin, et cela peut avoir des effets négatifs sur l’environnement et le tourisme… Tout le monde dans la région souhaite conserver les coraux … et il est vraiment essentiel de coopérer et de développer la coopération scientifique et environnementale ici ».

La zone de recherche s’étend sur 2 000 kilomètres de côte et 14 500 kilomètres de récifs.

Le CRT étudiera également les éléments impactant l’écosystème de la Mer Rouge, notamment l’agriculture, l’urbanisation, les déchets industriels et l’activité touristique …