MacaqueA rire ou à pleurer ?
De nombreuses associations extrémistes de la protection animale, parmi elles les végans, souhaitent que les animaux se voient reconnaître une personnalité juridique. Elles pourraient alors représenter les droits des animaux et mener des procès à l'encontre des éleveurs qui, d'après elles, ne respectent pas le bien-être ou les droits de l'animal, et ce afin d'obtenir, par exemple, des dommages et intérêts. La preuve par cette histoire tragi-comique.

L’histoire commence en 2011 sur l’île indonésienne de Sulawesi.

Un photographe naturaliste prépare son appareil photo monté sur trépied et s’éloigne quelques minutes. À son retour, il constate que « Naruto », un macaque membre d’un groupe avec lequel il travaille, s’est emparé de l’appareil et a appuyé sur le déclencheur réalisant plusieurs « selfies ».
De retour chez lui, le photographe publie les photos de son reportage dont deux « autoportraits » du singe photographe et raconte l'histoire.

Mais voilà, la très puissante association de défense des animaux PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) estime que, n’ayant pas pris la photo, l’homme ne peut en être considéré l’auteur.
Selon cette association, la loi américaine ne stipule pas qu’un animal ne peut détenir de propriété intellectuelle, et cela implique que l’animal, auteur de la photo, peut revendiquer cette propriété.
En l’occurrence, le macaque détient les droits d’auteur sur les images qu’il a prises.

PETA a donc déposé une plainte au nom du singe et s’est chargée de défendre ses intérêts. Bien entendu, en cas de victoire, les dommages et intérêts atterrissaient dans la poche de … PETA et non dans celle de … Naruto.

Fort heureusement, en début de cette année, un juge a estimé qu’il n’y avait pas lieu d’étendre le droit d’auteur aux animaux et a donné raison au photographe.
Peta a indiqué qu’elle étudiait la façon de poursuivre son action en justice.

Maintenant, imaginons que les animaux obtiennent cette « personnalité juridique ».
Et bien rien n’empêcherait les ayatollahs de la protection animale d’investir une bourse, de décréter que le "bien-être" de tel ou tel poisson n'est pas respecté et coller un procès à son propriétaire.

J’exagère ? Sans doute un peu.
Mais n’oubliez pas que cette personnalité juridique a été demandée par certaines associations lors des « rencontres animal et société » en 2008 et que la question revient très régulièrement, certains parlementaires y étant très favorables.

Aujourd’hui, personne n’est capable de dire ce qu’en pense Naruto !