Plastique80% des poissons amazoniens ont du plastique dans l'estomac
C'est la triste constatation d'une équipe de chercheurs de l'université fédérale de Para (Brésil) qui a publié le résultat de ses travaux dans la revue "Environmental pollution" de janvier.

L'équipe de chercheur travaillait dans l'objectif de comprendre l'écologie alimentaire des poissons. Surprise ! L'examen du contenu stomacal de plus de 170 serrasalmidés (16 espèces) du bassin inférieur de la rivière Xingu a démontré que de nombreux spécimens, qu'ils soient carnivores, herbivores ou omnivores, avaient ingéré des particules plastiques.

Ces particules, pouvant atteindre 15 mm, sont issues de douze types différents de polymères.

L'Amazone déverserait annuellement 66000 tonnes de déchets plastiques dans l'Atlantique.



Résumé de l'article paru dans la revue "Environmental pollution"

Rapporté ici est la première preuve d'ingestion de plastique par les poissons d'eau douce en Amazonie. Des sacs en plastique, des bouteilles, des engins de pêche et d'autres produits pénètrent dans les plans d'eau amazoniens et se dégradent en particules méso et microplastiques pouvant être ingérées directement ou indirectement par le biais des chaînes alimentaires par les poissons. L'examen du contenu de l'estomac de 172 spécimens de 16 espèces de serrasalmidés du bassin inférieur de la rivière Xingu a révélé la consommation de particules de plastique par les poissons dans chacune des trois guildes trophiques (herbivores, omnivores et carnivores). Dans l’ensemble, environ un quart des spécimens et 80% des espèces analysées avaient ingéré des particules de plastique d’une longueur variant de 1 à 15 mm. La spectroscopie infrarouge a retrouvé 12 types de polymères, dont 27% identifiés comme polyéthylène, 13% polychlorure de vinyle, 13% polyamide, 13% polypropylène, 7% poly (méthacrylate de méthyle), 7% rayonne, 7% polyéthylène téréphtalate et 13% mélange de polyamide et de polyéthylène téréphtalate. Les dimensions des particules de plastique ingérées variaient d'une guilde à l'autre, même si la fréquence et la masse des particules ingérées n'étaient pas significativement différentes chez les poissons ayant des habitudes alimentaires différentes.

Voir l'article complet (en anglais)