Paracanthurus hepatus Alain ChasseuilSortie le 22 juin - Disney met Paracanthurus hepatus en danger
Le 22 juin , Disney Corporation sortira son long métrage d’animation, suite du « Monde de Nemo » : "Sauvez Dory".
Disney veut « surfer » sur le succès du Monde de Némo (2003) dans lequel ce personnage apparaît déjà.

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Dory « héroïne » de ce nouveau film est un chirurgien bleu (Paracanthurus hepatus).

Selon la SAIA (Sustainable Aquarium Industry Association - Association pour le commerce durable de l’aquariophilie), si la demande concernant le chirurgien bleu augmente comme celle du poisson-clown en 2003, les populations sauvages seront menacées.

Lors de la sortie du « Monde de Némo », la demande concernant les « clowns » a en effet, au niveau mondial, augmenté de 25%. On sait ce que sont devenus les poissons achetés « pour faire plaisir aux gamins » : outre la mortalité due aux conditions de maintenance dramatiquement inadéquates, nombre d’entre eux ont terminé dans les toilettes (ceci souvent au grand soulagement des parents !) puisque, selon le film, tous les drains mènent à la mer ! .

Les associations aquariophiles ont, à l'occasion de la sortie de ce nouveau film, un rôle important à jouer dans la protection de Paracanthurus hepatus. Cette espèce ne peut être maintenue que par des aquariophiles expérimentés, dans des conditions optimales. En Indonésie, par exemple, le chirurgien bleu devient relativement rare. Il ne pourra supporter une demande accrue comme celle du poisson-clown, d’autant plus qu’il ne fait pas l’objet d’élevage en captivité comme ce dernier.

Le but de la Fédération et des associations aquariophiles est d’alerter le grand public sur les dangers encourus par ce chirurgien en cas d’augmentation de la demande et sur l’impossibilité totale de son acclimatation en dehors d'une installation contrôlée par des aquariophiles marins confirmés.

Mais les amateurs ne sont pas les seuls à être concernés. Les professionnels le sont également. La SAIA a lancé une campagne d’information à leur intention.
Sera-t-elle suivie ?
Nous l’espérons car nombreux sont les commerçants honnêtes et responsables qui s’assureront, avant la vente, que l’acheteur offrira des conditions de maintenance correctes au poisson.

Mais nous connaissons également de nombreux commerçants qui n’auront aucun scrupule, ceux qui, par exemple, vendent le poisson rouge en même temps que sa boule de 3 litres ou encore, qui ne délivrent pas de numéro d’identification pour les espèces inscrites sur les annexes de la CITES et du règlement (CE) N° 338/97.

Pour sa part, la FFA a lancé, depuis plusieurs semaines, une campagne d’information à destination du grand public par l'intermédiaire d'une affichette qui a été envoyée à toutes les associations affiliées, et de publications sur nos médias.

 


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