hopitalA l’hôpital, les chirurgiens sont aussi dans l'aquarium !
Différentes études le prouvent, l’aquarium diminue le stress des patients et influe sur leur capacité à supporter la douleur. A l’hôpital Trousseau (Paris), c’est une (mini) barrière de corail de 1200 litres qui a été installée dans le service de chirurgie orthopédique et réparatrice pédiatrique (Professeur Vialle). Les médecins ont remarqué que les enfants supportaient mieux les soins douloureux après avoir observé l’aquarium.

Une expérience menée sur 70 personnes par le professeur Vialle a démontré l’effet « anesthésiant » de l’aquarium.
Pour cela, les volontaires ont pu observer l’aquarium pendant un certain temps puis ont reçu de petites décharges électriques. Après 5 minutes d’observation du bac l’effet « anesthésiant » se faisait déjà ressentir, la douleur étant jugée moins intense. Cet effet « anesthésiant » était maximal après 30 minutes d’observation avec une persistance d’environ 10 minutes.

Selon le professeur Mimoun, chef du service des grands brûlés de l’hôpital St-Louis (Paris), l’aquarium en milieu hospitalier devient un lieu de rencontre qui encourage les patients à quitter leur chambre et leur permet de communiquer plus facilement avec les autres patients et les visiteurs.

A l’hôpital Robert Debré (Paris), c’est en pédopsychiatrie que l’aquarium est utilisé notamment au bénéfice des enfants souffrant de troubles alimentaires qui distribuent la nourriture aux poissons.

Les familles bénéficient également de l’effet déstressant de l’aquarium notamment dans les salles d’attente des blocs opératoires. Les sollicitations du personnel soignant sont alors moins fréquentes et moins « agressives ».
Les bienfaits d’un aquarium en salle d’attente sont d’ailleurs reconnus depuis longtemps par de très nombreux professionnels de santé du fait de leur effet hypotenseur. Mais il permet également de calmer l’impatience des patients lorsque le rendez-vous subit un retard important.

Par ailleurs, il est désormais certain que l’observation d’un aquarium fait baisser notablement la tension artérielle et une étude américaine a démontré que les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer s’alimentaient plus.

Reste que l’installation d’un bac en milieu hospitalier est onéreuse : plus de 10000 € pour l’aquarium de l’hôpital Trousseau, avec un coût d’entretien annuel d’environ 2000 €.

De même faut-il trouver des personnes compétentes et disponibles pour s’en occuper ce qui n’est pas le cas dans tous les services hospitaliers. Les associations ont donc, à ce niveau, un rôle important à jouer.

A noter qu’un certificat de capacité n’est plus obligatoire pour la présentation d’un aquarium dans les salles d’attente (réponse du ministère de l’écologie à une question de la FFA

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 J.J. Lorrin