benevolatJournée du bénévolat
En France, près de 200 associations se créent chaque jour. De nombreuses disparaissent (ou sombrent dans une "léthargie" définitive" pour différentes raisons) mais il est impossible d'en chiffrer le nombre, l'annonce de leur cessation d'activité au journal officiel n'étant pas une obligation. On estime que notre pays compte de 130 à 180 associations aquariophiles actives, toutes gérées bénévolement. Cela donne statistiquement de 2600 à 3600 adhérents dont 650 à 900 accordent au moins 2 h par semaine à leur association*. Malheureusement ce nombre reste désespérèrent stable et même en diminution pour l'aquariophilie

Le Bénévole semble donc être une espèce en voie de disparition. C’est du moins l’impression que l’on peut avoir lorsque l’on discute avec de nombreux responsables d’associations. Je suis pourtant persuadé que nombreux sont ceux qui souhaitent s’investir. Encore faut-il savoir répondre à leurs attentes pour ne pas les décourager.

Le Bénévole est un membre à part entière de l’association. Il en attend quelque chose. Il est donc primordial de cerner ses attentes. S’il ne recherche qu’un avantage pécuniaire, son cas est désespéré. Mais il peut également rechercher une certaine prise de responsabilités, vouloir se rendre utile, se valoriser... Dans ce cas, il faut tout faire pour le conserver et pour cela il est indispensable de répondre à sa demande. N’oublions pas que l’absence de réponse tue la demande.
Il faut pourtant se méfier de ceux qui ne recherchent qu’une carte de visite. Nous en avons malheureusement fait l’expérience au sein de notre Fédération.

Le Bénévole a des idées sur le fonctionnement et les projets de l’association, il a le droit de les faire connaître. Ne pas l’écouter c’est le décourager. Ses idées doivent être étudiées, commentées, les refus motivés. Bien souvent, l’étude et la discussion permettront de dégager un projet dont la responsabilité et la réalisation pourront être confiées, au moins en partie, à celui qui en est à l’origine.

Tout Bénévole possède des compétences qu’il serait idiot de ne pas utiliser alors pourquoi ne pas en profiter pour mettre en œuvre un projet spécifique. Mais attention, le bénévole ne vient pas à l’association pour faire ce qu’il fait à longueur de journée dans le cadre de son travail. Occasionnellement, il acceptera probablement mais si l’occasion se renouvelle trop souvent, il y a fort à parier qu’il se lassera. Par contre, il fera un excellent conseiller.

Le Bénévole n’est pas taillable et corvéable à merci. En participant activement aux activités de l’association il cherche également à se faire plaisir. Sa participation aux réunions du C.A., où il pourra donner son avis, lui fera probablement plaisir. Prévoyez au moins une fois dans l’année une soirée détente avec, pourquoi pas une remise de récompense pour les plus méritants (pensez aux diplômes et insignes honorifiques de la Fédération).

N’oubliez pas qu’un Bénévole travaille …bénévolement. Vous ne pouvez exiger de lui le même rendement ni les mêmes résultats qu’un salarié. Si certaines erreurs sont commises, les remarques doivent être faites avec prudence et tact, accompagnées d’explications précises. D’ailleurs, bien souvent les problèmes sont dus à une incompréhension voire à un manque de formation (le Bénévole n’est pas forcément un spécialiste). Pensez que ceux qui ne font rien ne font pas d’erreurs.

Le dicton nous dit que tout travail mérite salaire. La reconnaissance est le salaire du Bénévole. La présentation de son travail dans le bulletin, quelques mots lors de l’inauguration ou de l’Assemblée générale et pourquoi pas une récompense interne feront que le Bénévole se sentira valorisé.

Le Bénévole est le bien le plus précieux de l’association. Lorsqu’il est plein de bonne volonté sachons le préserver et répondre à ses attentes.


* d'après les moyennes statistiques du ministère de la vie associative.


Jean Jacques Lorrin