Pterapogon kauderni dangerPteropogon kauderni en annexe 1 CITES ?
Le parlement européen demande l’inscription de Pterapogon kauderni sur l’annexe 1 de la Convention de Washington. Or, cette espèce est l‘une des plus reproduites en aquariophilie marine et sa reproduction est la portée de tout aquariophile passionné.


« Objectifs clés pour la 17e conférence des parties à la CITES à Johannesburg

Résolution du Parlement européen du 15 septembre 2016 sur les objectifs stratégiques de l'Union en vue de la dix-septième session de la Conférence des parties à la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui se tiendra du 24 septembre au 5 octobre 2016 à Johannesburg (Afrique du Sud) (2016/2664(RSP))

Le Parlement européen,

rappelle que le poisson-cardinal de Banggaï (Pterapogon kauderni) est inscrit sur la liste d'espèces menacées de l'UICN et qu'une très grande partie de ces espèces a disparu, y compris plusieurs populations entières, en raison de la demande continue de l'aquariophilie, dont les destinations principales sont l'Union européenne et les États-Unis ; exhorte par conséquent l'Union européenne et ses États membres à plaider en faveur de l'inscription du poisson-cardinal de Banggaï dans l'annexe I, plutôt que dans l'annexe II;
… »


Pterapogon kauderni est effectivement en danger dans son biotope (Îles Banggaï – Malaisie).
Mais est-ce dû à l’aquariophilie ? La pollution, la destruction des biotopes, le réchauffement climatique … n’auraient-ils pas la plus grande part de responsabilités dans la mise en danger d’extinction de cette espèce ?

Si la CITES suit cette recommandation, la commercialisation et la détention de cet Apogonidae sera interdite. Les éleveurs qui en détiennent actuellement devront alors prouver leur acquisition antérieure à l’inscription sur l’annexe 1 CITES en fournissant factures ou autres preuves d’achat.
Mais qui conserve les factures d’achat de poissons (qui ne sont d’ailleurs bien souvent que des tickets de caisse) ?
Nous nous retrouverons alors avec des centaines d’aquariophiles hors la loi pour le plus grand plaisir des agents des administrations décentralisées de l’Etat (ONCFS par exemple) qui n’auront plus qu’à sortir leurs carnets de PV !

Protéger une espèce en danger est indispensable. Pas un aquariophile ne s’élèvera contre une telle décision. Mais avant d’incriminer ces derniers, il serait bon de se pencher sur les causes réelles de la disparition de l’espèce.
Interdire la détention d’un poisson qui se reproduit couramment en captivité est une aberration.

Si demain Pterapogon kauderni est placé sur l’annexe 1 de la Convention de Washington il est évident que, sous la pression des lobbies anti-élevages qui remporteraient là une victoire, d’autres espèces suivront.

Un peu partout dans le monde, beaucoup d’espaces naturels sont menacés. Il suffira d’inciter, d'une façon ou d'une autre, les décideurs locaux à décréter qu’une espèce vivant dans l’un de ces biotopes est elle-même en danger pour que son inscription en annexe 1 soit demandée avec les conséquences inévitables pour son élevage en captivité.

Que restera-t-il dans nos aquariums, dans quelques années, si même les espèces que l'on reproduit couramment dans nos aquariums sont interdites de détention ?

Avec cette nouvelle affaire, la FFA sera probablement encore qualifiée d’alarmiste par certains. En fermant les yeux on ne voit pas les problèmes arriver, jusqu’au jour où on les prend en pleine face. Il est malheureusement trop tard.

Un appel est lancé à toutes les associations aquariophiles pour qu’elles prennent enfin conscience que l’aquariophilie est mise en danger par de nombreuses organisations considérant l’animal comme l’égal de l’homme et dont le seul but et de voir disparaître toutes les structures d’élevage, les zoos, les aquariums … Pour elles l’animal ne doit être utilisé ni pour le travail, ni pour les loisirs, ni pour l’alimentation …
Ces organisations sont puissantes, riches et représentées par un cabinet de lobbying auprès du Parlement européen.

Les aquariophiles doivent absolument se regrouper pour lutter contre ces organisations qui prônent la libération animale, l'antispécisme et le véganisme.
L'animal est objet de devoirs de la part de l'Homme. Ces devoirs doivent être définis selon une conception non anthropomorphiste et humaniste de la protection animale.

Pour les aquariophiles, comme pour tous les passionnés d’élevage, la protection des animaux passe par la bien-traitance au niveau des installations, de la nourriture et des soins, mais aussi par la lutte contre leur disparition en tant qu'espèces.

Mais ce n’est surement pas en interdisant la détention d’espèces reproduites couramment en aquarium que l’on empêchera leur disparition.

Bien entendu la FFA va travailler sur ce sujet et vous tiendra informé.

Mais encore une fois, TOUS les aquariophiles sont concernés et nous regrettons que TOUS ne le comprennent pas. A moins que, l’ayant parfaitement compris, certains attendent simplement que d’autres agissent pour eux !


Photo Claude Vast