Limoges 2Des coraux bouturés sur de la céramique
Qui mieux que l’aquarium du Limousin pouvait expérimenter cette méthode destinée à remplacer les supports plus ou moins polluants tels l’acier, le béton ou le plastique. Et ça marche !

Cette expérience est menée depuis plusieurs mois par l’aquarium de Limoges en collaboration avec la firme I-Ceram. Comparativement aux autres types de supports, du fait de la porosité de la céramique, la vitesse de fixation est au moins équivalente sinon plus rapide.
L’expérience a été présentée aux autres aquariums publics qui se disent intéressés et seront prochainement associés à l’expérience.
Les scientifiques polynésiens prêtent également attention à cette expérience, la céramique pouvant remplacer les tables et autres supports de bouturage en acier, plastique etc.
Les biologistes de l’Aquarium du Limousin cherchent également à remplacer les matériaux utilisés actuellement pour fixer les boutures (fils nylon, colles synthétiques …). Du fil chirurgical résorbable est peut-être la solution et, là encore, des essais sont en cours.

Selon David Brantôme, biologiste de l’aquarium :
"Ce n’est pas un projet qui va sauver la planète ! Rien ne faudra le fait de ne plus polluer et de faire attention à ce que l’on fait. Mais ce que l’on fait actuellement pour aider la barrière de corail, c’est moyennement bon parce que l’on va introduire dans la mer des produits qui sont nocifs pour l’environnement à long terme. L’idée, c’est de continuer notre travail, mais avec des produits qui sont inertes pour l’environnement. Que le corail puisse vraiment englober le morceau de céramique pour qu’il devienne son squelette. Et que si un animal vient un jour à manger ce corail, qu’il n’ingurgite pas de matières polluantes. Tout ceci n’est peut-être qu’une goutte d’eau mais c’est une goutte d’eau importante. Il ne faut pas oublier que les récifs coralliens c’est 0,2 ou 0,3 % de la surface des océans. Mais à eux seuls, ils hébergent 30 % de la biodiversité marine ! Si ce petit point au milieu de l’océan disparaît, c’est au minimum 30 % de la biodiversité marine qui disparaît. Ce serait une catastrophe pour nous, nos enfants et tous nos descendants."